lundi 31 décembre 2007

Qu'est-ce que tu voeux ?

Un grand merci et meilleurs voeux de petits et grands bonheurs naturalistes à vous tous qui fréquentez et animez par vos commentaires
gem-naturoblog.....

jeudi 27 décembre 2007

Pêche d'enfer

Alors voilà, je vous fais un petit briefing récapitulatif.

Partis d'un bon pas de la petite cité de Fauquez caractérisée par ses vestiges d'archéologie industrielle de style destroy décadent, nous n'avions pas hésité à traverser le Bois des Rocs et ses formations géologiques hallucinées sous les cris déchirants de la Sittelle torchepot.

Au sortir du bois, nous avions passé plusieurs minutes à admirer la virtuosité des acrobaties que nous proposait une Mésange bleue, sous le soleil exactement.
Nous en étions restés là mais voici qu'il faut nous arracher à ce spectacle espiègle car, c'est pas pour dire, mais, voyez-vous, c'est qu'on on n'est pas rendus.


Comme d'habitude, les corvidés ne manquent pas.


Arbre à choucas







Nous longeons une haie qui ne manque pas de charme.
Après ce subtil jeu de mots, il conviendrait, me semble-t-il, que vous vous esclaffassiez.

Un peu plus loin mon attention sera attirée par un cri rauque répété, qui ne ressemble à rien de vraiment connu. M'imaginant bientôt avoir affaire à quelque animal insolite, je réalise finalement que ces cris (sorte de chant) sont émis par .... une Corneille noire perchée au sommet d'un arbre. Géroudet décrit bien ces sons rauques et roulés. Etrange.

Nous longeons à présent le canal quand 4 oiseaux noirs de belle taille s'envolent d'un arbre qui nous surmonte : la présence ici du Grand cormoran (Phalacrocorax carbo) n'a bien sûr rien pour nous étonner.

Par chance, un des cormorans est resté dans l'arbre (plumage pas encore suffisamment séché ?) et se laisse observer avec quand même un soupçon d'inquiétude.










































Visiblement, ce cormoran a la pêche, comme tous ses congénères d'ailleurs. Ne le répétez pas aux membres de l'amicale des joyeux pisciculteurs de Fauquez, mais ce sympathique phalacrocoracidé a besoin de ses 400 grammes de poisson par jour, petit déjeuner compris.





























Si on ajoute une colonie de Hérons cendrés située à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau, on admettra que les gardons ont du souci à se faire.



Chemin faisant, il nous sera encore donné de réaliser quelques observations.

Comme l'Accenteur mouchet (Prunella modularis), l'oiseau furtif.

Ou l'Etourneau sansonnet (Sturnus vulgaris : c'est malheureusement indiscutable...), qui n'hésite pas, en cette période de fêtes, à payer de sa personne pour décorer les câbles électriques du village.



Enfin, pour terminer sur une note optimiste, voici la bitte de grande randonnée.


samedi 22 décembre 2007

Sittelle est mon plaisir...



Nous reprenons le cours de nos promenades brabançonnes avec un parcours, une fois n'est pas coutume, en partie boisé.



Nous sommes dans le Bois des Rocs à Fauquez. Pour ceux qui s'en souviennent, j'ai déjà évoqué ce hameau et son passé industriel dans un billet précédent ("Le dernier verre").

Le Bois des Rocs est de petite dimension mais il est connu des botanistes qui s'intéressent aux mousses et autres briophytes et, surtout, des géologues à cause des roches très particulières à qui il doit son nom.

Certaines de ces formations rocheuses ont des formes étranges et frappent l'imagination.

Chemin faisant, notre attention est attirée par les cris reconnaissables d'un oiseau particulièrement bruyant. Je ne tarde pas à apercevoir la Sittelle torchepot (Sitta europaea).



L'oiseau est très facilement identifiable, notamment grâce à son trait sourcilier noir, ainsi qu'au contraste entre le dessus du corps gris bleuté et le dessous (ventre et poitrine couleur "rouille").



La photo suivante illustre l'habitude qu'a la sittelle de se déplacer la tête en bas, au contraire du grimpereau dont nous avons déjà parlé.





Notre sittelle est friande de fruits secs, et particulièrement de noisettes qu'elle parvient à décortiquer de manière ingénieuse.

Approchons-nous d'un arbre à l'écorce bien crevassée.



L'oiseau coince solidement la noisette dans une fissure de l'écorce et brise la coque à coups de bec. Elle finit par percer un trou arrondi sur le côté qui lui permet de prélever et de déguster l'amande.

On découvre assez facilement ces petites "forges" en se promenant en forêt.



Poursuivons notre chemin dans ce bois accidenté.

Voici un arbre qui porte une belle loupe.



A la sortie du bois, une Mésange bleue (Parus caerulus) me gratifie de ses acrobaties avec le ciel (bleu aussi) comme toile de fond.




Même si l'espèce est loin d'être rare, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager quelques clichés.








Notre promenade va se poursuivre sur un parcours plat, longeant un canal. L'occasion peut-être de faire d'autres rencontres liées à la présence de l'eau.

La suite dans le prochain billet donc.....

mardi 18 décembre 2007

Ouettes sans oued

Retour, sous un froid quasi polaire, dans notre campagne brabançonne-wallonne pour une petite escapade cyclo-naturaliste.

L'omni-présence d'espèces exotiques devient un thème presque récurrent de ce blog.

Aujourd'hui, à quelques mètres de la piste cyclable, dans un champ humide, j'aperçois quelques volatiles de belle taille immobiles et qui semblent consacrer l'essentiel de leur énergie à lutter contre le vent glacial.


Je leur conseillerais bien la pratique de la bicyclette mais elles ne semblent pas comprendre la langue française.




Et pour cause : ces superbes oiseaux proviennent d'Afrique. Il s'agit bien sûr d'Ouettes d'Egypte (Alopochen aegyptiacus), qu'on appellait autrefois Oie d'Egypte ou du Nil (Egyptian Goose en anglais).

Les voici bien loin des pyramides : en guise de substitution, nous n'avons guère à leur proposer que le lion de Waterloo, dont les rugissements sèment l'épouvante d'un bout à l'autre de la morne plaine chantée par Victor.






Cette espèce (l'ouette, pas le lion !) a été domestiquée très tôt par l'homme, déjà dans l'Egypte antique. Elle a été introduite en Angleterre au 18ème siècle et s'est propagée dans ce pays où elle se reproduit en liberté. Plus récemment, elle s'est mise à former des populations naturalisées aux Pays-Bas et en Belgique, où elle niche depuis 1982. Il semble qu'elle se soit aussi installée en France et en Allemagne, mais en nombre jusqu'à présent plus réduit.







L'Ouette d'Egypte vit la plupart du temps au voisinage des pièces d'eau (comme le montre la photo ci-dessus prise à un autre endroit), ou dans les prairies et souvent, du moins dans notre région, dans les champs récoltés.
L'adulte se caractérise notamment par une grande tache sombre autour de l'oeil, un collier brun, et des couvertures alaires blanches très visibles sur les photos.


Les longues pattes et le bec sont roses.


Dans la photo précédente, l'individu de droite est un juvénile en cours d'évolution vers le plumage adulte : il ne possède pas encore la tache autour de l'oeil.



Sur le plan de la classification, l'Ouette d'Egypte appartient à la famille des Anatidae. Elle est assez proche des tadornes, notamment du Tadorne casarca, avec lequel on pourrait être tenté de la confondre en vol.









Comme nous sommes partis, il ne m'étonnerait pas qu'il soit un jour question de ce tadorne "semi-exotique" dans ce blog.


jeudi 13 décembre 2007

Damme l'oie

Activité ornitho ce week-end dans la petite localité de Damme près de Bruges : le festival de l'oiseau..

C'est l'occasion d'observer dans de bonnes conditions les populations d'Oies rieuses et d'Oies à bec court qui séjournent en cette saison dans les polders de Flandre occidentale.
Cette dernière espèce se reproduit principalement au Spitzberg . La quasi-totalité de la population ( environ 45.000 oies) passe l'hiver dans la région.
Attention, l'hivernage est court : fin janvier, elles remontent déjà vers le nord !
Possibilité aussi de tester le matériel optique des principales marques intéressant l'ornitho.
Tous les détails concernant l'organisation sur le site suivant : http://www.vogelfestival.be/index.php?la=fr

mercredi 12 décembre 2007

Commentaires : suite (et fin?)

J'ai finalement décidé d'installer Haloscan pour gérer les commentaires sur mon blog.

Cette solution permet au lecteur qui rédige un commentaire de laisser un lien vers l'adresse URL de son site, ce que ne permettait plus le modèle Blogger.
Comme chaque fois qu'on fait une omelette, il y a des dégâts collatéraux : tous les commentaires laissés jusqu'ici sur gem-naturoblog n'apparaissent plus. J'en suis désolé mais j'ai quand même (au moins provisoirement) préféré cette solution plutôt que de recommencer précipitamment un nouveau blog.

Voilà. Maintenant, il nous reste à tester ce système Haloscan (qui est une sorte de plug-in).

Alors, vous m'avez compris : lâchez vos coms pour qu'on voie comment ça fonctionne et n'hésitez pas à donner votre avis.

Gem.

vendredi 7 décembre 2007

Blogger et les commentaires (suite)

OUBLIEZ PROVISOIREMENT LE CONSEIL DIFFUSE DANS CE POST : LA PROCEDURE DECRITE CI-DESSOUS NE FONCTIONNE PLUS.
DESOLE DE DEVOIR VOUS ENNUYER AVEC CES CONNERIES.

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Depuis que Blogger a eu la mauvaise idée de limiter la possibilité de joindre un lien vers l'adresse URL d'un blog aux seuls titulaires d'un site Blogger (et encore...), je cherche des solutions pour contrer cette limitation.

En attendant une solution plus définitive (soit passer sur une autre plate-forme, soit importer un autre système de gestion des commentaires comme Haloscan), je vous propose provisoirement une petite astuce un peu contraignante mais qui fonctionne.

Afin qu'un lien soit actif dans les commentaires de Blogger, il faut introduire une ligne de code. La voici :




Le résultat sera normalement: gem-naturoblog en bleu .

Le pointeur de votre souris passe d'une flèche à une main et vous pouvez cliquer. Il faut bien sûr remplacer mon url par votre adresse et gem-naturoblog par le nom de votre blog.

Voici un blog qui explique cette procédure : http://oxymoron-fractal.blogspot.com/2007/08/url-active.html


Pourriez-vous essayer et me dire ce que vous en pensez?

Merci de votre patience et de votre collaboration. Bon week-end à tous.


Gem.

mercredi 5 décembre 2007

Brabançonne.02

Après une pause je l'avoue un peu longue, je vous invite à redémarrer d'un bon pas : il nous reste encore pas mal de choses à voir le long des chemins parcourant la campagne haut-ittroise.

L'arbre qui se trouve devant nous est un véritable survivant.

Comme vous le savez sans doute, l'Orme (genre Ulmus) est victime d'une grave maladie cryptogamique : la graphiose, qu'on appelle aussi parfois thyllose. Il s'agit d'une maladie vasculaire provoquée par un champignon, dont le mycélium ralentit ou empêche la circulation de la sève.


Les spores sont véhiculées par un insecte de l'ordre des coléoptères (scolyte). La larve de l'insecte creuse des galeries dans le bois, permettant ainsi au champignon de se propager. Au printemps, les insectes adultes quittent l'arbre et vont infecter d'autres ormes sains. L'arbre a complètement disparu de certaines régions et, ici, il est devenu rare de trouver des individus non contaminés.


Les feuilles de l'orme sont facilement reconnaissables : il suffit de les toucher pour se rendre compte à quel point elles sont rugueuses. De plus, le limbe est dissymétrique à la base (les deux parties situées de chaque côté du pétiole ne sont pas semblables). Cette caractéristique n'est pas très visible sur ma photo (qui a été prise voici plusieurs semaines).



Chemin faisant, sur les dernières feuilles encore attachées à l'arbre, nous découvrons un autre curieux phénomène : une galle du chêne.


Le chêne est un des arbres qui présente la plus grande diversité de galles. Ce sont des minuscules insectes (des Cynips) appartenant à l'ordre des Hyménoptères, qui sont en général à l'origine des "galles" du chêne. Les piqûres et les morsures des larves entraînent une réaction cellulaire du tissu végétal (excroissance) qui prend souvent des formes spectaculaires.


Si vous voulez approfondir la question, je vous conseille de consulter le site suivant : http://pagesperso-orange.fr/insectes.net/


Très intéressant, vous verrez...


Tiens ! Encore des fruits charnus, bien que l'automne soit déjà bien avancé.

Il s'agit des baies de la Morelle douce-amère (Solanum dulcamara) dont les tiges n'hésitent pas à grimper le long des arbustes de la haie. Ce n'est pourtant pas une liane.

Comme la Morelle noire dont nous avons déjà parlé, cette plante fait partie de la famille des Solanacées et ses beaux fruits sont TOXIQUES.

En se promenant le long de chemins bordés d'arbres au tronc bien crevassé, il n'est pas rare d'observer un petit oiseau qui s'agrippe pour escalader les troncs un peu à la manière des pics.

C'est le Grimpereau des jardins, le bien nommé. Son ventre est presqu'entièrement blanc.

Contrairement à la Sitelle torchepot, il inspecte les troncs de bas en haut. Il ne fait pas partie de la famille des Pics, mais est classé (avec son cousin le Grimpereau des bois) parmi les Certhiidés.
Malgré la mauvaise qualité de la photo, je trouve intéressant de vous montrer à quel point le plumage de la partie supérieure de l'oiseau se confond avec les couleurs du tronc. Excellent camouflage mimétique qui lui permet souvent d'échapper aux prédateurs (notamment l'épervier).

Pour repérer le grimpereau, il est très utile de reconnaître son cri, qui précède souvent son observation.

dimanche 2 décembre 2007

Blogger et les commentaires

Récemment, j'ai constaté que Blogger avait modifié son formulaire de commentaire de telle façon que la personne qui écrit un commentaire et qui n'a pas un compte chez Blogger n'a plus la possibilité de laisser un lien vers son site ou son blog personnel.

Je considère que cela diminue la possibilité d'entrer facilement en contact entre nous. J'ai donc protesté auprès de Blogger et j'espère que ce problème pourra trouver une solution rapidement.

Je suis vraiment désolé de cette évolution dont les titulaires de blogs chez Blogger ne sont absolument pas responsables. Que cela ne vous empêche bien sûr pas de me laisser vos commentaires, qui représentent toujours un encouragement précieux.

Je vous tiens au courant.

Gem.

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