Après une marche le long de la plage, nous déambulons, au chant du cochevis, à travers les collines qui surplombent le littoral. La vue est souvent superbe.
Parfois, les paysans crétois n'hésitent pas à recycler des biens de consommation de façon étonnante, telle cette "cabane de jardin" à première vue d'un goût douteux mais dont la couleur s'harmonise finalement bien avec les flots.Originaire d'Amérique du Nord, l'Agave prospère ici comme dans toute la zone méditerranéenne.
Observation amusante : des centaines d'escargots se réfugient aux extrémités de la plante, sous le soleil exactement, fuyant sans doute un sol trop chaud et trop sec où les prédateurs les ramasseraient tout cuits.
Peut-être aussi apprécient-ils les réserves d'eau qu'emmagasine cette plante succulente?
samedi 4 juillet 2009
Escapade autour de Kalamaki
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gem
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17:55
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jeudi 25 juin 2009
Cocher le cochevis
L'inconvénient avec l'été, c'est qu'on n'a pas très souvent envie de bronzer devant son ordinateur.
Du coup, le rythme de publication des billets a tendance à s'en ressentir.
Alors, aujourd'hui, en attendant des jours moins beaux, je vous propose à nouveau un bref saut jusqu'en Crète, cette île désormais incontournable, avec quelques photos d'un animal qui ne manque pas de toupet...
Le Cochevis huppé, devenu rare par chez nous est ici encore très abondant. Lors d'une balade dans les environs de Kalamaki, nous avons pu en observer des dizaines, souvent peu farouches.
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22:30
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lundi 15 juin 2009
CRETE Promenade dans les gorges sacrées (suite)
Poursuivons donc notre balade dans les gorges d'Agiofarango à travers les lauriers roses en fleurs.
Pipit des arbres .....ou Alouette des champs comme le suggère Nan? Le milieu plutôt boisé me fait hésiter. Qu'en pensez-vous ?
Voici un beau criquet qui s'agrippe au fil d'une clôture métallique. Mes connaissances en entomologie étant fort limitées, je n'ai pas pu déterminer l'espèce : peut-être l'un(e) d'entre-vous pourra-t-il(elle) m'aider?Les falaises calcaires sont creusées de grottes qui servirent autrefois d'abri à de nombreux ermites.
Les gorges d'Agiofarango sont d'ailleurs appelées "gorges sacrées".
Un peu plus loin, c'est la chapelle byzantine Agios Antonios qui rappelle le caractère religieux de l'endroit.
Enfin, nos efforts sont récompensés : la balade se termine sur une superbe petite plage peu fréquentée.
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gem
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22:00
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vendredi 5 juin 2009
CRETE - dans les gorges d'AGIOFARANGO
Pendant cette semaine passée en Crète, nous séjournions dans le village de Kamilari, chez Georges Coupas.
Cette partie de l'île n'est pas (encore?) défigurée par le tourisme de masse, surtout en cette saison.
La Crète compte beaucoup de gorges intéressantes pour les amateurs de randonnées. Les plus célèbres et les plus fréquentées sont celles de Samaria (16 kms de long).
Non loin de Kamilari, il existe plusieurs gorges pittoresques, dont celles d'Agiofarango bien appréciées des promeneurs et des pratiquants de la varappe.
La route vers les gorges passe par le Monastère Moni Odigitrias. Non loin de là planent des Vautours fauves .
Après le monastère, la route se transforme en piste non recouverte que notre petite Panda de location affrontera vaillamment jusqu'au début de la randonnée, un peu avant l'entrée des gorges. Chose rare, un panneau (qui a déjà beaucoup souffert) présente le site.
C'est ici que nous laissons la Fiat au repos pour solliciter nos mollets.
Notre attention est tout de suite attirée par un arbre un peu étrange.
Il porte de nombreuses gousses, aussi longues que la main de Nadia. Après m'être un peu documenté, il doit s'agir du Caroubier Ceratonia siliqua. Ce végétal appartient à la famille des Fabacées (légumineuses) et est principalement exploité pour ses fruits, les caroubes, qui viennent à maturité lorsque les gousses deviennent brunes voires noires.
Les caroubes servent principalement à la nourriture du bétail; en alimentation humaine, elles sont surtout utilisées comme épaississant dans la confiserie et les crèmes glacées. Les graines du caroubier sont de forme et de poids très réguliers, ce qui explique qu'elles ont longtemps servi comme unité de poids. Elles ont d'ailleurs donné son nom au carat (du grec keration), unité de mesure bien connue.
La promenade dans les gorges consiste souvent à trouver son chemin au travers d'une véritable forêt de lauriers roses, qui ont envahi le lit du torrent déjà pratiquement asséché.
Le lieu est très aride, comme à peu près toute l'île.
Le maquis favorise la nidification de pas mal de passereaux, dont l'un des plus communs et des plus jolis est la Fauvette mélanocéphale - Sylvia melanocephala - Sardinian Warbler. Je sais que vous l'appréciez beaucoup.
L'individu représenté ici est un mâle chanteur bien caractéristique avec sa grosse tête à la calotte noire et son beau cercle oculaire rouge.
Pour une fauvette, on peut dire que l'espèce est peu farouche et se laisse parfois bien observer.
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15:10
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mercredi 27 mai 2009
une île
Inutile de vous dire que, dans mes prochains billets, il sera beaucoup question de la plus grande des îles grecques. Le temps de remettre de l'ordre dans mes photos et j'y reviens abondamment car la Crète, c'est :
...ses sites archéologiques....
Phaestos
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20:50
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mercredi 13 mai 2009
Hommage à Pierre Belon, inventeur du Tadorne
Revenons un court instant, si vous le voulez bien, sur notre anatidé préféré observé le jour de la fête du Travail.
La question pleine d'humour et de malice d'Ulysse ("le Tadorne mange-t-il des belons?") m'offre l'occasion de dire un mot sur le régime alimentaire de notre canard bariolé. Le Tadorne se nourrit de crustacés, mollusques, vers marins, le tout agrémenté d'insectes, de larves, d'algues et de plantes aquatiques. Ce n'est pas moi que le dit, c'est Géroudet qui l'écrit.
L'animal est donc assez éclectique dans ses préférences gastronomiques mais il certain qu'il ne dédaigne pas les mollusques aquatiques, les moules et autres coques et qu'il peut s'avérer sensible à l'appel du buccin.
Alors, pourquoi, dans les grandes ou petites occasions, ne savourerait-il pas une douzaine de plates qui, ayant échappé à la surveillance d'un ostréiculteur distrait, viendraient à se présenter à hauteur de caroncule? On chuchote même que notre Tadorne ne dédaignerait pas le Muscadet-sur-lie, mais je dois admettre que Géroudet est muet à ce sujet.
S'il faut en croire des sources généralement dignes de foi, l'appellation (contrôlée) de l'huître "belon" (où est passé l'accent aigu?) est liée à la dénomination d'un petit fleuve côtier breton : le Bélon, qui baigne la célèbre localité de Riec-sur-Belon (il serait logique d'écrire "sur-Bélon").
Comme nous savons que le Tadorne affectionne les eaux saumâtres et les sites côtiers, il ne serait pas invraisemblable de soutenir que ce canard a été baptisé du nom d'un cours d'eau dont il fréquenterait l'estuaire.
Hypothèse séduisante, mêlant gastronomie et ornithologie, les deux mammelles du bien-vivre, mais hélas inexacte puisque Tadorna tadorna doit son nom français au naturaliste Pierre Belon, auteur en 1555 de l'inoubliable "Histoire de la nature des oyseaux, avec leurs descriptions et naïfs portraicts retirez du naturel".
Belon était un de ces grands esprits de la Renaissance, zoologiste et botaniste, qui fut un des premiers à décrire l'espèce de manière plus ou moins précise, avant que Linné ne l'incorpore dans sa classification. L'oeuvre de Belon est aujourd'hui largement méconnue et on n'en parlerait plus guère si les ornithologues francophones n'avaient maintenu la référence à son nom plutôt que d'appeler simplement ce canard Sheld-Duck comme nos collègues anglophones.
Quant à Belon, on dit qu'il mourut assassiné lors d'une traversée du Bois de Boulogne, déjà périlleuse à cette époque. L'histoire ne dit pas quel oiseau il y poursuivait.
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15:20
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vendredi 8 mai 2009
Les Tadornes des Marionvilles
Quoi de plus agréable que de profiter d'un Premier mai ensoleillé pour visiter la réserve naturelle des Marionvilles, dans la vallée de la Haine, au sud de la province du Hainaut, à quelques encablures de la frontière française?
Ce qu'il y a de sympa dans cette petite réserve, c'est qu'on y a pratiquement toute l'année l'assurance de pouvoir bien observer un canard qui n'est pas commun partout mais qui est surtout très beau et coloré : je veux parler du Tadorne de Belon Tadorna tadorna.
Cette espèce relativement grande se situe à mi-chemin entre les oies et les canards. Le Tadorne de Belon vit principalement le long du littoral où il apprécie la proximité de la mer et l'eau saumâtre. Or, sur le site des Marionvilles, il semble fort bien s'accomoder de l'eau douce.
Les couples sont fidèles : le mâle adulte se distingue par la présence d'un tubercule assez impressionnant à la base du bec rouge. Remarquons aussi les sous-caudales rousses. Le tadorne ne plonge pas.
C'est une espèce sociable : lors de notre visite, nous avons observé huit individus ensemble sur l'étang (plus probablement d'autres ailleurs dans la réserve).
- Grèbe castagneux
- Canard chipeau
- Canard souchet
- Fuligule milouin
- Fuligule morillon
- Vanneau huppé
- Coucou gris (mâle bien observé)
- Rossignol philomèle (au moins 5 cantons)
- Fauvette grisette
- Locustelle tachetée
- Bouscarle de Cetti
- Rousserolle effarvatte
- Pouillot fitis (particulièrement abondant)
Enfin, surprise, une Cigogne blanche Ciconia ciconia tournoyait dans les airs.
Comme il n'existe à ma connaissance pas de population nicheuse sauvage dans les environs, il n'est pas impossible qu'il s'agisse d'un individu faisant partie de la population sédentaire installée près du Parc ornithologique Paradisio.
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gem
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16:15
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